Bilan de la législature en cours / 2006 – 2011
Publié dans la catégorie Bilan de la législature le août 19th, 2010
1. Notre démarche fondamentale : Un véritable débat au Conseil communal.
Les Conseillers ProVilleneuve sont intervenus dans les séances du Conseil communal, chaque fois qu’ils ont cru utile de le faire et toujours de manière constructive, pour le bien de l’ensemble de la population. C’est le rôle du législatif et les Conseillers sont là pour conseiller, par définition. Parfois, il a fallu parler fort et longtemps pour se faire entendre et comprendre. Nous croyons y être partiellement parvenus parce que le Conseil et la Municipalité ont pu constater que depuis l’existence de ProVilleneuve, ce n’était plus le « ronron approbateur » des Conseillers « figurants » prêts à voter ce qu’un pouvoir omnipotent leur avait préparé ! Cela a bousculé les habitudes de lever la main automatiquement, souvent sans discussion, pour approuver les décisions « précuites » dans les séances de groupes, à la sauce autoritaire de l’Exécutif ne voulant pas comprendre ce que signifie la séparation des pouvoirs.
Le Conseil élu par les citoyennes et citoyens est le souverain par délégation et c’est là que les opinions et les idées doivent s’échanger, que le véritable débat doit avoir lieu et les décisions se prendre, ce, en principe, hors de toute influence. Durant trop longtemps, des Conseillers n’osaient pas intervenir par crainte de se faire remettre à l’ordre ; quelques-uns, découragés ou déçus, ont quitté le Conseil, d’autres ont récemment changé « d’équipe »
Aujourd’hui et grâce à notre travail régulier, sincère et honnête, les séances sont redevenues vivantes, les Commissions osent penser « autrement » et c’est bien heureux pour Villeneuve.
Ceci est le fruit peut-être peu visible, mais durable, de l’action en profondeur de ProVilleneuve, pour la liberté et le bien de tous, pour une vraie démocratie.
2. Objets importants de cette législature
2.1 Le plan général d’affectation (PGA)
ProVilleneuve (Ch. Willen en particulier) s’est battu avec ténacité durant de nombreux mois pour corriger et amender le projet municipal, mal préparé, soumis au Canton avec des erreurs « énormes » comme des parcelles constructibles en réserve alors qu’elles étaient bâties depuis longtemps. Il fallait aussi obtenir de traiter séparément une zone intermédiaire accolée au hameau de Valleyeres et une autre zone vers les Grands Vergers / Carroz-Derrière, pour permettre d’établir des Plans Partiels d’Affectation (PPA) offrant les dernières possibilités de construction d’habitations individuelles à Villeneuve. Cela était d’autant plus souhaitable que nous savions déjà que le Commune allait perdre un potentiel constructible d’une trentaine de villas avec le nouveau PPA du Clos du Moulin.
La Municipalité le savait aussi, évidemment, mais elle s’entêtait à considérer ce grand parc dans la réserve constructible du PGA proposé. Ce manque de vision incompréhensible était un handicap pour notre Commune. Mais heureusement, après d’âpres et nombreuses discussions, nous avons finalement persuadé la majorité du Conseil d’amender le préavis municipal comme nous le souhaitions.
Aujourd’hui, les PPA attendus sont en cours d’étude, en relation avec la révision du Plan Directeur Communal.
2.2 Révision du Plan Directeur Communal
La révision du Plan Directeur, élaboré entre 1995 – 2000, était nécessaire vu le développement important de la zone industrielle, des activités commerciales et du trafic généré. Le PPA intercommunal des Fourches doit être aussi intégré dans cette révision du Plan Directeur sensé prévoir pour 15 à 20 ans, selon la loi.
ProVilleneuve a fait parvenir à la Municipalité une proposition claire et logique d’une nouvelle desserte complémentaire du grand parking central de Pré Neuf, devant chez « Hornbach » où se construit encore un grand bâtiment qui doit recevoir « Pfister Meubles » et d’autres distributeurs. Cette nouvelle desserte directe vers le parking depuis le Pont des Pâquays, et via la route du Pied des Monts pour le trafic poids-lourds, est vraiment indispensable au bon fonctionnement de l’ensemble des activités de ce pôle économique ; le carrefour du « dépotoir » de l’Eau Froide, avec ses feux étant chroniquement saturé, ça bouchonne et ronchonne. Alors nous continuerons à nous battre pour un aménagement routier sûr et valable de cette zone d’activités vitales pour Villeneuve, offrant près de 2’500 postes de travail.
3.0 Travaux de protection contre les inondations de l’Eau Froide
Nous suivons avec intérêt ces travaux dirigés par le Canton (SESA). D’énormes digues ont été construites entre la voie CFF et les Monts d’Arvel pour créer des bassins de rétention en cas de très fortes crues. Cela rend pratiquement inconstructibles des surfaces importantes, bloquant ainsi la poursuite du développement du pôle économique villeneuvois. On comprend mal l’approbation de nos Autorités de cette solution disproportionnée parce que l’on n’a pas voulu prendre le problème par « le bon bout », soit le goulet d’étranglement du passage sous la voie CFF. Il semble que ce soit un problème de bonne communication entre l’Administration Cantonale et les CFF, ou de personnes qui ne s’entendent pas pour déterminer la clé de répartition d’un coût de construction d’un nouveau pont assurant un large débit. Mais, que ce soit les CFF ou le Canton, ce sont de toute façon les contribuables qui paient. Alors, en attendant on gaspille quelques millions pour des travaux de sécurisation palliatifs exagérés ; et pourtant, 2 à 3 millions investis là où chacun voit que c’était prioritaire, auraient permis de réduire le cout des travaux annexes de 4 à 5 millions. Alors, pourquoi retarder de manière indéterminée la vraie solution, celle du bon sens ? Probablement parce que dans les administrations, les diplômes et les influences politiques ont plus d’importance que la logique et que l’efficacité des dépenses, surtout lorsqu’il s’agit d’argent public, n’est jamais objectivement analysée. Hélas, logique et bon sens ne sont enseignés nulle part ……
4.1 Passage à niveaux de la voie industrielle d’Arvel
Cette voie ferroviaire appartient aux « Carrières d’Arvel SA », l’exploitant. Elle est construite sur un bien-fonds communal et une convention détermine les relations entre la Commune et l’exploitant.
Avec l’augmentation du trafic dans la zone industrielle, la sécurisation de 5 passages à niveau était devenue indispensable. La Municipalité avait préparé, il y a 4 ans, un nouveau système (soi-disant en cours d’homologation), financé à 50 % par l’exploitant et 50 % par la Commune. Comme tous les usagers, nous espérions que cela fonctionnerait à entière satisfaction. Hélas, les choix techniques se sont révélés inadaptés et les dysfonctionnements ont été presque quotidiens, durant plus de 2 ans.
Des dizaines, voire des centaines d’usagers l’ont constaté, y compris les gendarmes.
4.2 ProVilleneuve est intervenu (par M. Ch. Willen) maintes fois pour demander des mesures immédiates, même provisoires, de sécurisation. En effet, des feux qui s’allument quand il n’y a pas de train, c’est gênant, mais lorsqu’ils ne s’allument pas lors du passage d’un convoi, c’est un danger mortel, les usagers faisant logiquement confiance à la signalisation lumineuse. A chacune de nos interventions, la Municipalité a dévier « en corner » en disant qu’elle transmettait au CFF, agissant ici en qualité de sous-traitant mandaté pour tracter les convois et comme Autorité de surveillance jusqu’à fin 2009. (Depuis le 1.1.2010, c’est l’OFT qui a repris cette responsabilité).
Ainsi, de nombreux usagers ont eu des surprises et des peurs énormes en apercevant les wagons au dernier moment. Il y a donc eu manifestement mise en danger de la vie des usagers par négligence et de manière répétée durant 2 ans. Il a finalement fallu un accident, le 22 juin 2009, pour qu’enfin, « les choses bougent »
4.3 Suite à cet accident, les instances fédérales compétentes ont ordonné la mise hors service immédiate de ces installations défectueuses et la mise en place d’une procédure d’exploitation spéciale provisoire pour permettre la continuation de l’exploitation de la voie ferroviaire.
En août 2009, une inspection par les experts fédéraux a constaté les graves et flagrants défauts que nous avions dénoncés maintes fois à la Municipalité, normalement responsable de la sécurité sur le domaine public.
Contrairement aux déclarations de notre syndic, ces installations d’un nouveau type n’ont jamais fait l’objet de demande d’homologation. Les Conseillers ont été induits en erreur. Cette négligence complaisante, au mépris de la vie des usagers, pourrait avoir quelques suites ……
4.4 La Municipalité a annoncé en mars 2010 qu’une solution technique mixte, combinant une commande automatique classique « par le rail » et les caméras de détection, allait être mise en place en avril-mai et qu’ainsi les problèmes seraient résolus. Mars, cela ne fonctionne toujours pas de manière fiable et à fin juin, les installations n’ont pas encore été remises en service. On s’entête à vouloir « faire compliqué » alors qu’une solution simple de télécommande par les 2 opérateurs des CFF, avec témoins de fonction des feux sur leur boitier, permettrait une sécurisation efficace et flexible, à l’abri de toutes les perturbations qui ont parasité un système trop compliqué.
Si les opérateurs CFF sont compétents pour manœuvrer les convois sans les installations défaillantes, avec une procédure appropriée, ils devraient être aussi capables et responsables pour commander l’enclenchement et le déclenchement des feux. Alors pourquoi s’entêter dans le compliqué aléatoire …… ?
5. Réparation de l’Iles de Peilz
« ProVilleneuve » a déposé un postulat demandant la réparation du mur encadrant cette île pittoresque, image symbolique de Villeneuve. Pour une fois, la Municipalité a été d’accord avec notre demande et nous nous en réjouissons. Aujourd’hui, les travaux ont été exécutés, merci.
6. Rénovation de la Grand-rue
Evidemment nous sommes favorables à une revitalisation économique de notre bourg et particulièrement de la Grand’ Rue, mais, pour que les commerces « marchent », il faut des places de parc en suffisance, c’est essentiel. Or le projet municipal présenté n’est qu’une esquisse approximative, approuvée par le Conseil communal (quelques abstentions) avec un crédit de Frs 710’000.–. Ce vague projet devrait être complété et amélioré puisqu’il diminue d’environ 12 unités, le nombre de places de parc existantes.
Il est, à notre avis, prioritaire de créer d’abord les places manquantes à nos commerces à proximité immédiate de la Grand-rue parce qu’il faut que cette dépense importante atteigne son but soit : redonner vie à notre bourg. En faisant des travaux durant des mois avant de créer les places de parc manquantes, les clients n’auront plus d’accès facile et prendront rapidement l’habitude d’aller acheter ailleurs où ils peuvent garer leur voiture sans problème et sans risque d’amende mal venue. Les commerçants et les intéressés pourront faire leurs observations ou leurs oppositions lors de la mise à l’enquête publique des travaux selon l’art. 13 de la Loi sur les routes. Présenter un préavis au Conseil communal avant la mise à l’enquête publique et l’approuver forcément sans avoir eu connaissance des oppositions éventuelles n’est pas conforme à la procédure légale. (LATC art. 58 – ….La Municipalité doit établir un préavis à l’attention du Conseil, contenant un résumé des oppositions et des propositions de réponse à chacune d’elles….) C’est un principe fondamental que le Conseil puisse décider en toute connaissance de cause, et, que la commission puisse aussi entendre les opposants si elle le juge utile.
Ce non respect de la procédure légale empêche ainsi que des oppositions ou observations suscitent des amendements au projet, permettant de le modifier et aussi de l’améliorer. Ainsi, les droits des bordiers et des usagers à porter leurs griefs devant le décideur, en l’occurrence, le Conseil communal, ne sont pas respectés ; c’est dommage, cela risque de retarder les travaux. Au surplus, la tentation de dire aux opposants que le Conseil ayant déjà décidé, on ne peut plus rien changé, est bien réelle et c’est inacceptable …. à suivre.
7. Projet de terrains de football en partenariat avec Montreux
En décembre 2009, la Municipalité a déposé un préavis pour l’aménagement de 2 terrains en gazon synthétique, avec terrain d’échauffement et des nouvelles clôtures, coût Frs 6,2 Millions et un nouveau verstiaire-douche-buvette à Frs 2,8 Millions, soit Frs 9 Millions au total, en partenariat avec Montreux qui a besoin de remplacer ses 3 terrains de Rennaz promis à la construction du futur hôpital. La répartition des coûts, prévue par convention, est de 70 % à la charge de Montreux et 30 % à la charge de Villeneuve, correspondant aux heures d’utilisations prévues par les services montreusiens pour les équipes de chacune des 2 Communes.
La gestion et l’administration, l’organisation des horaires et calendriers d’utilisation ont été exclusivement confiés à Montreux, selon une convention déjà signée par les Municipalités des 2 Communes, sous réserve d’approbation par les Conseils communaux respectifs.
Rien n’est prévu pour remplacer les terrains de volley et de basket disparu près du collège de la Tour Rouge. Avec des clôtures à Frs 600’00.–, les jeunes ne pourront as aller jouer, se défouler après l’école, l’accès des terrains étant exclusivement réservé aux « ayants droit ». Les jeunes pères de famille Villeneuvois ne pourront pas aller se détendre et jouer avec leurs enfants. C’est aberrant, absurde, à l’opposé du but éducatif de la jeunesse par le sport.
La Municipalité propose de dépenser Frs 2’800.000.—pour diminuer les possibilités d’accès aux terrains de 70 %, puisqu’aujourd’hui, Villeneuve dispose de 100 % d’accès et en plus, pour n’avoir plus rien à dire quant à l’organisation de l’utilisation. Aurait-on perdu la tête pour oser proposer un tel marché de dupes ?
Même les Comités du Villeneuve—Sports (7 équipes, donc « en voie de guérison ») et du FC Léman-Villeneuve (bientôt 6 équipes féminines régionales) n’ont pas été consultés pour connaître leurs besoins. Les effectifs villeneuvois ont été sous-estimés de 30 % par les services montreusiens qui ont tout préparé. Les orgueilleux pensent naturellement que lorsqu’on a le pouvoir on a forcément le savoir …..
La Commission des Finances du Conseil communal a déjà refusé ce préavis à l’unanimité. La Commission ad hoc travaille pour connaître les vrais besoins villeneuvois avec une vicions à long terme. Elle devrait suggérer une solution entièrement villeneuvoise, raisonnable, réalisable par étapes selon l’évolution des besoins. Elle a entendu les Comité des Clubs de Villeneuve.
« ProVilleneuve » est persuadé de la nécessité de disposer d’aménagements sportifs valables, bien adaptés aux besoins des sportifs et de toute la jeunesse, avec un encadrement social approprié. Nous soutiendrons donc un projet bien réfléchi, élaboré avec la collaboration des divers intéressés.
7.1 Montreux ne veut pas de ce projet
A fin janvier 2010, le Conseil communal de Montreux a renvoyé ce projet à sa Municipalité (65 voix contre 4) en lui demandant d’étudier une solution sur le territoire de sa Commune. Cela paraît logique, vu l’importance de l’investissement et aussi dans la perspective d’une future grande Commune de la Riviera. Ainsi d’autres projets intéressants et ambitieux pour cette agglomération de plus de 70’000 habitants pourraient naître de l’échec « utile » d’un projet déséquilibré et sans raison à long terme.
7.2 La Commission s’est ralliée à notre position
Grâce à un gros travail d’information auprès de ses collègues de la Commission et auprès des Conseillers communaux intéressés, Charles Willen, rapporteur de la Commission, a finalement persuadé tous ses collègues des inepties du projet municipal et c’est un rapport à l’unanimité que la Commission a proposé au Conseil communal, refusant ce préavis 17/2009
7.3 Proposition d’une solution entièrement villeneuvoise
Charles Willen a également convaincu tous les membres de la Commission de présenter une motion demandant l’étude des vrais besoins multi-sportifs à Villeneuve. Il est souhaitable d’étudier plusieurs variantes d’aménagements sportifs à la « Tronchenaz », avec une vision à moyen et long terme, ouverte à une participation éventuelle de Rennaz et Noville.
7.4 La Municipalité retire son préavis et le Conseil communal approuve à l’unanimité : « NOTRE MOTION »
Le 20 mai 2010, lors de la séance du Conseil communal avec ce point « chaud » à l’ordre du jour, la Municipalité a déclaré avoir décidé de retirer le préavis 17/2009, vue les 2 rapports négatifs de la Commission des Finances et de la Commission ad hoc ainsi que la motion proposée. Elle a enfin compris la volonté des Villeneuvois. Notre motion, appuyée fermement par toute la commission, a ensuite été approuvée par tous les Conseillers. On attend donc une réponse valable à notre motion. A suivre …….